Votre prochaine montre connectée pourrait analyser votre sueur pour en tirer de précieuses données sur votre santé !

Les scientifiques l’ont bien compris : la sueur pourrait être la prochaine grande révolution dans le domaine des wearables. Si des géants comme Apple ou Samsung n’ont pas encore franchi le pas, les recherches se poursuivent activement. La dernière avancée en date ? Une « montre connectée à capteur de sueur », capable d’analyser en continu la sueur pour identifier les substances chimiques qu’elle contient. Une véritable mine d’or pour la santé !

Pourquoi l’analyse de la sueur est si importante

La montre développée par l’équipe de l’Institute of Solid State Physics des Hefei Institutes of Physical Sciences (Académie chinoise des sciences) est capable de mesurer avec précision la concentration d’ions cruciaux comme le potassium, le sodium et le calcium. Et ce, non seulement sur le long terme, mais aussi en temps réel.

Une analyse fine de ces ions peut révéler une multitude d’informations essentielles, en particulier pour les sportifs :

  • Évaluer la perte d’ions par la sueur permet de planifier des stratégies personnalisées de réhydratation et de remplacement des électrolytes
  • Cela aide à maintenir l’équilibre électrolytique dans l’organisme, mais aussi à prévenir les crampes liées à la chaleur
  • Une approche personnalisée est cruciale, car chacun perd une quantité différente de sodium par la sueur selon les efforts fournis

Le sodium joue en effet un rôle clé dans l’équilibre des fluides, la transmission des influx nerveux et les mouvements musculaires. De même, surveiller la perte de potassium est essentiel, car cet ion régule le pH, la pression artérielle et la santé cardiaque.

Les montres connectées du futur sont pour bientôt

La montre décrite ci-dessus s’appuie sur une puce microfluidique, un réseau de capteurs standardisés et une unité de traitement du signal. Son interface solide intègre plusieurs modules de détection de la sueur, permettant une analyse simultanée de différents ions.

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L’aspect le plus prometteur ? Elle utilise des « réseaux de capteurs produits en masse », autorisant une « surveillance hautement sélective » des ions calcium, potassium et sodium. Sa longévité soulève aussi beaucoup d’espoirs quant à une adoption massive de cette technologie.

Comme l’explique l’équipe à l’origine du projet : « Elle peut surveiller de manière cohérente les trois ions dans la sueur humaine pendant plus de six mois, dépassant la stabilité de nombreux autres capteurs présentés jusqu’ici ». Un article de recherche, publié dans la revue ACS Nano, souligne que la fabrication de capteurs évolutifs adoptée pour cette montre servira de base au développement futur de wearables fiables d’analyse de la sueur.

D’autres avancées prometteuses

Cette montre n’est pas une première, même si elle est l’une des plus prometteuses. Il y a un peu plus d’un an, des experts du Korea Institute of Science and Technology ont mis au point un patch-capteur sans fil pour une analyse continue de la sueur. Son ingénierie astucieuse réduisait aussi les risques de faux résultats grâce à un système de canaux évacuant en permanence les anciens échantillons de sueur.

Autre raison pour laquelle l’analyse de la sueur pourrait être la prochaine révolution des wearables : l’évaluation du taux de lactate, en plus des ions métalliques. Le lactate est l’un des marqueurs les plus fiables pour mesurer l’intensité d’un effort et prédire la fatigue musculaire. Une équipe de la Tokyo University of Science a récemment développé un capteur microfluidique de lactate dans la sueur, résolvant le fameux problème des bulles d’air.

Des experts du même institut ont aussi réussi à intégrer un biocapteur de sueur mesurant les ions chlorure sur un support en tissu. En 2021, des scientifiques du Korea Institute of Materials Science (KIMS) ont présenté un autre capteur portable basé sur la sueur, capable de détecter la présence de drogues illicites dans l’organisme.

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Les experts du domaine confient à Digital Trends que les progrès en microfluidique sont très prometteurs. La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN) est une autre piste vue comme l’avenir, mais il semble qu’une mise en œuvre commerciale soit encore à quelques années, en partie à cause du long processus de validation clinique et d’approbation réglementaire.

Une chose est sûre : l’analyse de la sueur par nos montres et autres wearables connectés n’a pas fini de nous étonner. Cette technologie révolutionnaire pourrait bien transformer notre rapport à la santé et au bien-être dans les années à venir. Affaire à suivre, donc !

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