Les montres de James Bond : une rétrospective complète

Agent secret le plus célèbre du monde, James Bond est aussi connu pour son goût prononcé pour les belles montres. Des garde-temps mécaniques robustes aux chronographes de haute technologie en passant par les montres digitales, retour sur plus de 50 ans de style et d’innovation au poignet de 007.

1962 – 1964 : les débuts de James Bond avec Rolex

Dans les premiers films de la saga, Sean Connery, alias James Bond, porte une Rolex Submariner (ref. 6358 puis 6538). Un choix naturel puisque Ian Fleming, créateur du personnage, portait lui-même une Rolex Explorer (ref. 1016). Dans Goldfinger (1964), on aperçoit également une Rolex GMT-Master (ref. 6542) au poignet de Pussy Galore.

1965 – 1969 : Breitling et Gruen font une apparition

Dans Opération Tonnerre (1965), James Bond utilise une Breitling Top Time modifiée en compteur Geiger, tout en gardant sa fidèle Rolex Submariner pour donner l’heure. On ne vit que deux fois (1967) marque l’apparition supposée d’une Gruen Precision, probablement issue de la collection personnelle de Sean Connery.

1973 – 1985 : l’ère Roger Moore, entre Rolex et Seiko

Avec l’arrivée de Roger Moore dans le rôle de 007, la montre de l’agent secret gagne en gadgets grâce à l’ingénieux Q. Dans Vivre et laisser mourir (1973), une Rolex Submariner 5513 fait office de scie circulaire et d’aimant à décolleté. On aperçoit aussi une Hamilton Pulsar P2 2900 LED, symbole de la révolution du quartz.

Par la suite, James Bond adopte principalement des Seiko : la 0674 LC à imprimante intégrée dans L’espion qui m’aimait (1977), la M354 Memory Bank Calendar à détonateur dans Moonraker (1979), ou encore la H357 Duo Display et la 7549-7009 Professional Divers 600m dans Rien que pour vos yeux (1981).

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1987 – 1989 : Timothy Dalton, de TAG Heuer à Rolex

Les deux films avec Timothy Dalton dans le rôle titre marquent un retour aux basiques côté horlogerie. Dans Tuer n’est pas jouer (1987), 007 porte une TAG Heuer Professional Night-Dive (ref. 980.031), tandis que Permis de tuer (1989) le voit arborer une Rolex Submariner.

1995 – 2002 : Pierce Brosnan, l’ère Omega commence

Avec GoldenEye (1995), Pierce Brosnan devient James Bond et la saga passe sous pavillon Omega. L’agent secret porte dès lors une Seamaster Professional 300M à quartz (ref. 2541.80), remplacée par un modèle automatique (ref. 2531.80) dans Demain ne meurt jamais (1997) et Le monde ne suffit pas (1999).

Dans Meurs un autre jour (2002), la Seamaster de 007 incorpore un puissant laser et une charge explosive, bien pratiques pour se sortir de situations délicates.

2006 – 2021 : Daniel Craig, fidèle à Omega

Daniel Craig succède à Pierce Brosnan dans Casino Royale (2006) et alterne entre une Omega Seamaster Diver 300M (ref. 2220.80) et une Seamaster Planet Ocean (ref. 2900.50.91). Cette dernière est à nouveau de la partie dans Quantum of Solace (2008), en version 600M (ref. 2201.50).

Dans Skyfall (2012), une Seamaster Planet Ocean 600M en titane est spécialement développée pour le film, tandis qu’une classique Planet Ocean en acier est également portée. Spectre (2015) met à l’honneur une Seamaster 300 Spectre vintage ainsi qu’une Seamaster Aqua Terra.

Enfin, pour son ultime mission dans Mourir peut attendre (2021), James Bond porte une Omega Seamaster Diver 300M 007 Edition en titane, au look militaire, avec un cadran tropical brun et un insert en aluminium sur la lunette. Un modèle développé avec la participation de Daniel Craig himself.

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Des Rolex des 60’s aux Omega d’aujourd’hui en passant par les digitales des 70’s, les montres de James Bond reflètent à merveille l’évolution des tendances, des technologies et du style horloger de ces 60 dernières années. Une belle leçon qui prouve que même au poignet du plus british des agents secrets, l’élégance intemporelle côtoie l’innovation. So James Bond !

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