Le marché des montres de luxe en 2024 : les marques indépendantes explosent tandis que Rolex s’effondre !

Le monde des montres de luxe est en pleine mutation en cette année 2024. Lors de la récente vente aux enchères organisée par Phillips à New York, les marques indépendantes ont brillé de mille feux, surpassant toutes les attentes. En revanche, les montres Rolex, autrefois reines incontestées du marché, ont connu des résultats en demi-teinte. Décryptage de ce bouleversement surprenant dans l’univers horloger.

Les marques indépendantes au sommet

Lors de cette vente aux enchères, ce sont les créations des horlogers indépendants qui ont électrisé la salle. Les montres de Philippe Dufour, Urban Jürgensen et F. P. Journe ont toutes dépassé leurs estimations hautes, déclenchant des batailles d’enchères acharnées entre les collectionneurs. La star incontestée de l’événement fut la Duality de Philippe Dufour, adjugée à plus de 1,8 million d’euros, soit près de 2 millions d’euros avec les frais inclus.

Les raisons de cet engouement pour les marques indépendantes sont multiples :

  • Ces horlogers approchent de la fin de leur carrière, ce qui garantit la rareté future de leurs créations.
  • Leur réputation d’excellence est désormais solidement établie auprès des collectionneurs avertis.
  • Leurs montres allient technicité, haute complication et esthétique traditionnelle, des critères prisés par les amateurs exigeants.

Rolex en perte de vitesse

Pendant que les marques indépendantes brillaient, les montres Rolex affichaient des performances en demi-teinte. Plusieurs modèles emblématiques, comme les Daytona, ont été adjugés à des prix inférieurs à ceux atteints lors des ventes précédentes. Ainsi, une Rolex Daytona référence 116506 en platine a été vendue 85 000 euros, soit près de 61 000 euros de moins que le même modèle chez Christie’s en 2022. De même, une Daytona référence 6264 de 1971 co-signée Tiffany, adjugée environ 430 000 euros en 2017, n’a atteint « que » 312 000 euros cette année.

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Même les modèles les plus rares de Rolex ont peiné à dépasser leurs estimations hautes :

  • Une rare Daytona référence 6239 en or massif avec cadran Newman n’a pas franchi la barre du million d’euros.
  • Une Milgauss référence 6541 de 1958, avec papiers et en excellent état, a à peine dépassé son estimation haute.
  • Une Turn-O-Graph pré-Submariner de 1953, malgré sa patine exceptionnelle, est restée en deçà des 21 500 euros espérés.

Les montres de poche font de la résistance

Autre surprise de cette vente : les excellents résultats des montres de poche compliquées. Ces pièces traditionnelles, souvent délaissées par les collectionneurs, ont suscité un vif intérêt et dépassé leurs estimations hautes. Cette tendance confirme l’attrait actuel des amateurs pour les garde-temps à l’ancienne, alliant technicité et esthétique classique.

Un marché en pleine mutation

Cette vente aux enchères new-yorkaise confirme les bouleversements à l’œuvre dans le monde des montres de collection. Désormais, les acheteurs les plus avisés ne se focalisent plus uniquement sur les grandes marques établies comme Rolex, mais recherchent la rareté, la technicité et l’originalité des créations horlogères. Les marques indépendantes, incarnées par des maîtres horlogers au savoir-faire d’exception, tirent parfaitement leur épingle du jeu dans ce contexte.

Face à cette évolution des goûts, les marques horlogères traditionnelles devront redoubler d’inventivité pour séduire une clientèle de plus en plus exigeante et érudite. L’avenir du marché horloger de luxe s’annonce passionnant, entre retour aux fondamentaux de la belle horlogerie et innovation perpétuelle. Une chose est sûre : les collectionneurs n’ont pas fini de vibrer aux sons des marteaux des commissaires-priseurs !

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